Bombardement d'une école en Iran : Araghchi accuse, Washington et Tel-Aviv enquêtent
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a violemment dénoncé le bombardement d'une école primaire de filles à Minab, dans le sud de l'Iran, qui a fait entre 165 et 180 morts selon les autorités iraniennes. Ni les États-Unis ni Israël n'ont confirmé être à l'origine de cette frappe, survenue le premier jour des opérations militaires contre l'Iran.
Le drame s'est produit le 28 février 2026. L'école primaire Shajareh Tayyebeh ("L'arbre béni"), située dans la ville côtière de Minab, province d'Hormozgan, a été touchée par un missile vers 10 heures du matin, heure locale. Le samedi étant jour ouvrable en Iran, l'établissement accueillait environ 170 élèves au moment de l'impact.
"Le bâtiment détruit est une école primaire de filles dans le sud de l'Iran. Elle a été bombardée en plein jour, alors qu'elle était remplie de jeunes élèves", a écrit Abbas Araghchi sur la plateforme X. "Des dizaines d'enfants innocents ont été assassinés. Ces crimes contre le peuple iranien ne resteront pas sans réponse."
Une responsabilité non établie
Ni les États-Unis ni Israël n'ont confirmé avoir frappé cet établissement scolaire. Un porte-parole du commandement central américain a déclaré être "au courant des informations faisant état de dommages causés aux civils" et mener une enquête. L'armée israélienne a affirmé n'avoir "connaissance d'aucune frappe sur un établissement scolaire en Iran".
L'école se trouvait à proximité d'une base navale des Gardiens de la Révolution, également visée ce jour-là. Le vice-gouverneur d'Hormozgan, Ahmad Nafisi, a déclaré que l'école avait été touchée "au milieu des raids aériens israéliens sur Minab". Des vidéos de l'école détruite ont été vérifiées comme authentiques par le New York Times, le Washington Post et Reuters.
Réactions internationales
L'UNESCO a qualifié ce bombardement de "violation grave du droit humanitaire international", quelle que soit son origine. Le bilan communiqué par les autorités iraniennes fait état de 165 à 180 morts, principalement des écolières, et de 95 blessés. Ce bilan n'a pas été indépendamment vérifié.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a promis que "l'agression contre l'école primaire de Minab ne sera jamais effacée de la mémoire historique de notre nation". L'Iran a depuis imposé un blocus total du détroit d'Ormuz en représailles aux frappes.
Sur les réseaux sociaux, des publications virales ont faussement affirmé que l'Iran avait reconnu être à l'origine de la frappe. Ces affirmations ont été démenties par les vérificateurs de faits, notamment PolitiFact, qui confirme que les officiels iraniens n'ont jamais fait une telle déclaration.