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Éric Woerth quitte l'Assemblée nationale après 23 ans pour briguer la présidence du PMU

Après 23 années passées sur les bancs de l'Assemblée nationale, Éric Woerth a officiellement quitté ses fonctions de député de l'Oise ce 1er mars 2026. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy se porte désormais candidat à la présidence du PMU, tournant une page majeure de sa carrière politique sans pour autant annoncer son retrait définitif de la vie publique.

C'est par une lettre publiée sur les réseaux sociaux que le député de la 4e circonscription de l'Oise a annoncé sa démission, effective à compter du 1er mars à minuit. « Le moment est venu pour moi de quitter les bancs de l'Assemblée nationale. Je m'apprête à ouvrir un nouveau chapitre de mon engagement public », a-t-il écrit, confirmant qu'il avait « accepté la proposition qui m'a été faite par les deux présidents de France Galop et du Trot d'être candidat à la présidence du Conseil d'Administration du PMU ».

Cette décision intervient après une mission gouvernementale de restructuration du PMU et de la filière des courses hippiques, confiée à l'ancien ministre en août 2025. Initialement prévue pour six mois, cette mission a été prolongée par décret, entraînant automatiquement la fin de son mandat parlementaire conformément aux règles constitutionnelles.

Un parcours politique dense marqué par les responsabilités ministérielles

Élu député pour la première fois en 2002, Éric Woerth aura siégé pendant sept mandats consécutifs à l'Assemblée nationale. Ancien maire de Chantilly, il a occupé plusieurs portefeuilles ministériels sous la présidence de Nicolas Sarkozy : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, puis ministre du Travail. Plus récemment, il avait été brièvement nommé ministre de l'Aménagement du territoire sous Sébastien Lecornu, une fonction qui n'aura duré que quelques heures.

L'ancien ministre ne cache pas une certaine lassitude face à un Parlement qu'il juge fragmenté. « C'est un peu comme conduire une voiture sur de la glace. On n'est pas sûr de bien tenir la trajectoire. Ça ne veut pas dire qu'elle n'avance pas, mais à chaque mètre, on risque de déraper », a-t-il confié, dénonçant une forme d'« impuissance politique ».

Sa suppléante, Véronique Ludmann, ancienne directrice d'école et membre du groupe Ensemble pour la République, lui succède automatiquement sans qu'une élection législative partielle soit nécessaire. Elle siégera dans le groupe Renaissance, maintenant ainsi l'équilibre au sein de la majorité présidentielle.

Le PMU, nouveau défi pour l'ancien argentier de l'État

Sa nomination à la tête du PMU doit encore être validée par l'Assemblée générale de l'institution, une formalité attendue « dans les 10 ou 15 jours qui viennent ». La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) doit également procéder à des vérifications, Éric Woerth ayant exercé des fonctions ministérielles il y a moins de trois ans.

L'ancien député justifie ce choix par sa volonté d'« être plus utile au PMU, plutôt qu'être un député perdu dans une non majorité ». Il entend s'attaquer au déclin de la filière hippique française, un secteur en difficulté qui nécessite selon lui une profonde restructuration. Dans le monde politique, comme celui des courses, les débats à l'Assemblée nationale continuent sans lui.

Malgré ce départ du Parlement, Éric Woerth assure que sa page politique n'est pas tournée. Il compte participer activement à la prochaine campagne présidentielle aux côtés de « celui qui représentera le bloc central ». Un pari sur l'avenir pour cet homme politique de 68 ans, qui préfère désormais miser sur les courses plutôt que sur les joutes parlementaires.

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