Turquie : un accident de bus meurtrier relance la question de la sécurité routière
Le drame s’est produit à l’aube, sur une route sinueuse du sud de la Turquie. Un bus de transport interurbain a quitté la chaussée avant de basculer dans un ravin, faisant au moins seize morts et de nombreux blessés. Un choc brutal pour le pays, mais aussi un rappel cruel des failles persistantes en matière de sécurité routière.
Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, l’accident est survenu près d’Antalya, une région très fréquentée, notamment en période touristique. Les circonstances exactes restent à déterminer : vitesse excessive, fatigue du conducteur, défaillance mécanique ou état de la route. Une enquête a été ouverte, tandis que les équipes de secours ont travaillé de longues heures pour extraire les victimes.
En Turquie, les accidents de la route demeurent un problème structurel. Malgré des campagnes de prévention régulières et un durcissement progressif des contrôles, le nombre de morts reste élevé chaque année. Les transports collectifs, souvent utilisés par les classes populaires et les travailleurs migrants, concentrent une partie de ces risques.
Un enjeu humain et touristique majeur
Ce drame intervient dans une région clé pour l’économie turque. Antalya accueille des millions de visiteurs étrangers, notamment européens, et dépend largement de la fluidité et de la sécurité de ses infrastructures. « Chaque accident de ce type ternit l’image du pays et rappelle l’urgence d’investir dans la prévention », analyse un spécialiste des transports cité par la presse locale.
Au-delà de l’émotion, la question est politique. Modernisation des routes secondaires, formation des conducteurs, contrôle des compagnies privées : autant de chantiers régulièrement évoqués, mais encore inégalement appliqués. Dans un bassin méditerranéen où la mobilité est essentielle, ce nouvel accident rappelle que la sécurité routière reste un défi partagé.