Youcef Belaili suspendu un an par la FIFA : le Mondial 2026 s'envole
La FIFA a prononcé une suspension d'un an à l'encontre de l'international algérien Youcef Belaili, le privant ainsi de toute compétition officielle jusqu'en mars 2027. Cette sanction disciplinaire, rendue publique ce jeudi 6 mars 2026, met un terme brutal aux espoirs du joueur de participer à la Coupe du monde qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique cet été.
L'affaire remonte au passage de l'attaquant à l'AC Ajaccio lors de la saison 2022-2023. Après son départ de Corse, un différend financier oppose les deux parties concernant des arriérés de salaires et des indemnités de fin de contrat. Pour appuyer sa réclamation auprès de la FIFA, l'entourage du joueur présente un protocole d'accord censé régler certaines obligations contractuelles.
Mais la direction ajaccienne conteste immédiatement l'authenticité de ce document. Selon les avocats du club français, ce prétendu accord n'aurait jamais été validé officiellement. L'affaire prend alors une tournure judiciaire avec une plainte pour faux et usage de faux déposée devant les instances de la fédération internationale.
Une sanction lourde de conséquences
Au terme de son enquête, la chambre de résolution des litiges de la FIFA a tranché en faveur de l'AC Ajaccio. Outre la suspension d'un an, Youcef Belaili écope d'une amende de 5 000 francs suisses. Concrètement, le milieu offensif de 33 ans ne pourra ni jouer avec son club de l'Espérance de Tunis, ni représenter la sélection algérienne dans les compétitions internationales.
Pour les Fennecs, cette décision constitue un véritable coup dur. Belaili, qui totalise 58 sélections et dix buts sous le maillot vert et blanc, représentait un élément clé du dispositif de Vladimir Petkovic. « C'est une perte immense pour l'équipe nationale », confient des sources proches de la fédération algérienne de football.
La Coupe du monde 2026, programmée du 11 juin au 19 juillet, se déroulera donc sans celui qui fut l'un des artisans de la victoire algérienne à la CAN 2019. Pour l'Espérance de Tunis, également privée de son joueur vedette, le choc est d'autant plus rude que le club tunisien dispute actuellement les phases finales de la Ligue des champions africaine.
Un recours devant le TAS envisagé
L'entourage du joueur et la direction de l'Espérance n'entendent pas rester les bras croisés. Un appel devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne est sérieusement envisagé. Cette juridiction sportive internationale pourrait réexaminer le dossier et, le cas échéant, réduire la durée de la suspension ou annuler la décision de la FIFA.
Mais le temps joue contre Belaili. Même en cas de procédure accélérée, il paraît peu probable qu'une décision du TAS intervienne avant le coup d'envoi du Mondial. D'autant que le joueur se remet actuellement d'une grave blessure aux ligaments croisés contractée fin 2025, qui l'éloigne déjà des terrains depuis plusieurs mois.
Cette nouvelle affaire vient s'ajouter à un parcours extra-sportif déjà chahuté. En 2015, Belaili avait été suspendu deux ans pour un contrôle positif à la cocaïne, une sanction qui avait considérablement freiné sa carrière. À 33 ans, l'international algérien voit une nouvelle fois son avenir sportif assombri par des problèmes disciplinaires.