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Vladimir Poutine assure son «soutien indéfectible» au nouveau guide suprême iranien

Le président russe Vladimir Poutine a assuré ce dimanche 9 mars son «soutien indéfectible» à Mojtaba Khamenei, désigné nouveau guide suprême de la République islamique d'Iran après la mort de son père Ali Khamenei, tué lors des frappes américano-israéliennes du 28 février dernier.

Dans un message officiel adressé au fils de l'ancien dirigeant iranien, Vladimir Poutine a réaffirmé la solidarité de Moscou envers Téhéran. «Je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis iraniens», a écrit le président russe, ajoutant que «la Russie a été et restera un partenaire fiable» de l'Iran. Ce télégramme de félicitations intervient alors que le nouveau guide suprême n'a pas encore prononcé son premier discours public depuis sa désignation.

Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, devient ainsi le troisième guide suprême de l'histoire de la République islamique. L'Assemblée des experts, collège de 88 membres du clergé chiite réuni dans la ville sainte de Qom, l'a élu avec 90% des voix lors d'une session extraordinaire tenue le 8 mars. Sa nomination intervient dans un contexte de guerre ouverte entre l'Iran et la coalition américano-israélienne, déclenchée le 28 février par une offensive aérienne massive qui a coûté la vie à son père, l'ayatollah Ali Khamenei.

Un homme de l'ombre proche des Gardiens de la Révolution

Deuxième des six enfants d'Ali Khamenei, Mojtaba a effectué son service militaire pendant la guerre Iran-Irak à l'âge de 17 ans avant de poursuivre des études religieuses à Qom à partir de 1999. Sans jamais occuper de fonction officielle, il a exercé une influence considérable dans les coulisses du pouvoir iranien. Des câbles diplomatiques américains révélés par WikiLeaks le décrivaient comme «l'homme fort derrière la robe», jugé «compétent et influent» au sein du régime.

Proche des Gardiens de la Révolution et de la Force Qods, Mojtaba Khamenei est réputé hostile à tout dialogue avec les puissances occidentales concernant le programme nucléaire iranien. Son alignement sur les positions les plus intransigeantes du régime laisse présager une continuité, voire un durcissement de la ligne diplomatique de Téhéran. Il n'a jamais prononcé de discours politique en public, préférant œuvrer dans l'ombre sur les décisions stratégiques de l'État.

Les alliés régionaux saluent la nomination

Dans la nuit suivant la désignation de Mojtaba Khamenei, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont qualifié cette succession de «nouvelle victoire pour la Révolution islamique et un coup porté aux ennemis» de l'Iran et de ses alliés. Plusieurs factions armées irakiennes proches de l'Iran ont également salué cette nomination, réaffirmant leur solidarité avec le nouveau guide suprême dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Pékin a pour sa part exprimé son opposition à toute action étrangère visant le nouveau dirigeant iranien. «La Chine s'oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères, dans un message implicite de soutien à Téhéran.

Du côté occidental, les réactions sont nettement plus hostiles. Israël a prévenu que le nouveau guide suprême serait «une cible», tandis que le président américain Donald Trump a déclaré que Mojtaba Khamenei «ne tiendra pas longtemps» sans son aval. Ces menaces directes illustrent la polarisation extrême du conflit qui oppose désormais l'Iran à la coalition américano-israélienne depuis le déclenchement des hostilités le 28 février dernier.

La guerre a provoqué une flambée des cours du pétrole de 70% et déstabilisé l'ensemble de la région du Golfe persique. Des échanges de missiles et de drones se poursuivent quotidiennement entre les belligérants, faisant craindre une escalade encore plus meurtrière dans les semaines à venir.

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