Taux immobilier en février 2026 : stabilisation autour de 3,3 % en moyenne
Les taux de crédit immobilier entrent dans une phase de stabilisation en ce mois de février 2026. Après les ajustements observés fin 2025 et en janvier, les barèmes affichés par les principaux courtiers français se maintiennent sous la barre symbolique des 3,5 % sur 25 ans. Une fenêtre d'opportunité que les candidats à l'accession pourraient avoir intérêt à saisir.
Le marché du crédit immobilier semble avoir trouvé un nouveau point d'équilibre. Selon les données compilées par CAFPI, Meilleurtaux et MoneyVox, les taux moyens s'établissent en février 2026 à environ 3,18 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,38 % sur 25 ans. Des niveaux qui restent contenus, même si une légère hausse de 5 à 10 points de base est constatée par rapport au mois de janvier.
Chez Immoprêt et Ace Crédit, les barèmes sont un cran au-dessus, avec un taux moyen de 3,45 % sur 20 ans et jusqu'à 3,55 % sur 25 ans. Ces écarts illustrent l'importance de la mise en concurrence entre les établissements bancaires, une stratégie que tous les courtiers recommandent unanimement aux emprunteurs.
Des taux négociés sous les 3 % pour les meilleurs profils
Les emprunteurs disposant d'un dossier solide – apport conséquent, revenus stables, bonne tenue des comptes – peuvent prétendre à des conditions nettement plus avantageuses. Au 9 février, les meilleurs taux relevés par Capifrance et CAFPI s'élèvent à 2,92 % sur 15 ans, 3,00 % sur 20 ans et 3,10 % sur 25 ans. « Les profils premium parviennent à décrocher des conditions proches de 3 %, une performance qui exige souvent une contrepartie comme la domiciliation des revenus », précise Magnolia.fr.
Le courtier Meilleurtaux souligne par ailleurs un fait notable : « Certaines banques prêtent actuellement à 20 ans sous le niveau de l'OAT 10 ans, une situation plutôt rare. » L'obligation assimilable du Trésor à 10 ans, référence du marché, est en effet redescendue autour de 3,45 % après l'adoption du budget à l'Assemblée nationale, offrant aux banques des marges suffisantes pour maintenir des barèmes compétitifs.
Sur le plan géographique, des disparités notables existent. La Normandie affiche les taux les plus bas sur 15 ans à 3,06 %, tandis que la Nouvelle-Aquitaine se situe à 3,35 %. Les Hauts-de-France présentent un profil contrasté, avec les meilleurs taux sur 20 ans (3,13 %) mais les plus élevés sur 25 ans (3,46 %). Pour les candidats à l'achat immobilier à crédit, ces variations régionales méritent d'être prises en compte dans la stratégie de financement.
Primo-accédants : des dispositifs de soutien maintenus
Les banques restent engagées aux côtés des primo-accédants en 2026. Outre le Prêt à Taux Zéro (PTZ), plusieurs établissements proposent des prêts complémentaires bonifiés pouvant atteindre 20 000 à 25 000 euros. La Banque Postale a notamment annoncé une baisse de 0,25 point de ses taux en février, un signal commercial fort à destination des nouveaux acquéreurs.
Le taux d'usure, fixé à 5,13 % sur 20 ans, ne constitue plus un frein à l'octroi des prêts. Cette marge confortable entre les taux pratiqués et le seuil légal permet aux banques de déployer une stratégie commerciale offensive pour conquérir de nouveaux clients. Le marché immobilier français amorce d'ailleurs sa reprise après deux années de correction, portée par des acquéreurs plus sélectifs et des prix qui évoluent désormais au rythme de l'inflation.
Côté perspectives, si quelques mouvements haussiers restent possibles dans les semaines à venir, ils ne devraient pas remettre en cause la tendance générale. La crainte de taux proches de 4 % d'ici fin 2027 prend toutefois de l'ampleur chez certains analystes, ce qui renforce l'idée que la période actuelle constitue une fenêtre favorable pour emprunter. L'incertitude politique et budgétaire limite cependant la visibilité au-delà du premier trimestre, incitant à ne pas repousser indéfiniment un projet d'acquisition.