L'Italie refuse de participer à la guerre contre l'Iran
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a pris clairement position face à l'escalade militaire au Moyen-Orient. Dans une déclaration au Parlement italien début mars 2026, elle a affirmé sans ambiguïté que l'Italie n'est pas en guerre et n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre l'Iran, se distanciant ainsi de l'intervention militaire menée par les États-Unis et Israël.
« Je tiens à souligner d'emblée, pour éviter tout malentendu : l'Italie ne participe pas et n'a pas l'intention de participer » aux opérations militaires contre l'Iran, a déclaré Giorgia Meloni devant les députés italiens. Cette position marque une rupture diplomatique importante avec Washington, alors que les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février 2026 une vaste série de frappes contre le territoire iranien.
Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a renforcé ce message en affirmant que « l'Italie n'est en guerre avec personne et ne sera en guerre avec personne ». Il a également insisté sur le fait que la voie diplomatique reste « la seule capable de produire des résultats durables » dans la résolution de cette crise régionale.
Une position partagée par plusieurs pays européens
L'Italie rejoint ainsi d'autres nations européennes comme les Pays-Bas, la France et l'Espagne dans leur refus de participer directement à cette intervention militaire. Cette coalition européenne exprime des réserves croissantes face à ce qu'elle considère comme des interventions « en dehors du cadre du droit international », selon les termes employés par Giorgia Meloni.
La Première ministre italienne a également condamné avec vigueur une frappe meurtrière survenue dans une école de Minab, dans le sud de l'Iran, qui a causé la mort d'au moins 170 personnes, dont une majorité d'enfants. Elle a qualifié cet événement de « massacre de petites filles » et appelé à l'ouverture d'une enquête internationale.
Un soutien défensif aux partenaires du Golfe
Malgré ce refus catégorique de participation offensive, l'Italie maintient ses engagements logistiques concernant les bases américaines présentes sur son territoire. Rome prévoit également de fournir une assistance défensive à ses partenaires du Golfe, notamment en matière de défense aérienne contre les attaques de drones iraniens.
Le gouvernement italien a par ailleurs mis en place un dispositif d'évacuation pour les dizaines de milliers de citoyens italiens présents dans la région, en coordination avec les Émirats arabes unis et Oman. Environ 2 000 militaires italiens sont actuellement déployés au Moyen-Orient, et leur protection constitue une priorité pour Rome.
Cette position prudente reflète la volonté de l'Italie de préserver ses intérêts stratégiques dans la région tout en évitant une implication directe dans un conflit aux ramifications imprévisibles, alors que les marchés énergétiques mondiaux connaissent déjà une forte volatilité en raison des tensions régionales.