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Détroit d'Ormuz : Trump mise sur Macron face à la frilosité des alliés

Face au blocage iranien du détroit d'Ormuz, Donald Trump multiplie les appels à l'aide auprès de ses alliés. Le président américain a révélé le 16 mars qu'Emmanuel Macron était prêt à soutenir les États-Unis dans la sécurisation de ce passage stratégique, par lequel transite 20 % du pétrole mondial.

"Je pense que Macron va nous aider. Nous nous sommes parlés hier. Sur une échelle de 0 à 10, il est à 8", a déclaré Donald Trump lors d'un événement à la Maison Blanche. Le président américain a ajouté avec une pointe d'ironie : "Ce n'est pas parfait, mais c'est la France".

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient. Depuis l'opération militaire américano-israélienne du 28 février qui a coûté la vie au guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a imposé un quasi-blocage du détroit d'Ormuz. Les navires ne traversent plus ce passage maritime crucial qu'au compte-gouttes, provoquant une flambée des prix du pétrole.

Une coalition internationale difficile à constituer

Donald Trump a sollicité environ sept pays pour former une coalition de protection maritime, notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. "De nombreux pays enverront des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", a-t-il écrit sur Truth Social.

Cependant, la réponse des alliés s'avère majoritairement tiède. L'Australie et le Japon ont déclaré qu'ils ne participeraient pas à la protection maritime dans le détroit. L'Allemagne a souligné qu'elle ne participerait ni à la guerre ni à la réouverture du détroit par des moyens militaires.

Seule la France semble réellement engagée dans la recherche d'une solution. Emmanuel Macron avait déjà évoqué le 9 mars, lors de son déplacement à Chypre, la mise en place d'une "mission purement défensive, purement d'escorte" pour permettre "la réouverture progressive du détroit d'Ormuz".

Des menaces voilées envers l'OTAN

Face à ces refus, Donald Trump a durci le ton. "Sans réponse, il y aura des conséquences", a-t-il prévenu, menaçant l'avenir même de l'OTAN. Le président américain a également évoqué la possibilité de reporter son voyage en Chine prévu entre le 31 mars et le 2 avril.

Le blocage du détroit pèse lourdement sur l'économie américaine. Les coûts du carburant explosent pour les entreprises de transport, tandis que les prix à la pompe s'envolent. Cette situation place Donald Trump sous pression, contraint de trouver rapidement une solution diplomatique ou militaire.

Pour les analystes, la position française pourrait s'avérer déterminante. Si Paris parvient à mobiliser d'autres nations européennes autour d'une mission d'escorte, cela pourrait débloquer la situation sans escalade militaire majeure. Mais le temps presse : chaque jour de blocage coûte des milliards à l'économie mondiale.

La crise du détroit d'Ormuz révèle également les limites de l'influence américaine sur ses alliés traditionnels, de plus en plus réticents à suivre Washington dans ses aventures militaires au Moyen-Orient.

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