Un déjeuner entre Alary et Juncker pour le développement du Languedoc-Roussillon au niveau européen
Présent aujourd'hui au Salon international de l'Agriculture, à Paris, aux côtés des producteurs du Languedoc-Roussillon et de leur marque Sud de France, Damien Alary a rencontré hier Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne.
Voici la déclaration prononcée par le Président de la Région Languedoc-Roussillon à l'issue de ce déjeuner de travail où la Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan a notamment été évoquée au menu des discussions sociales, politiques et économiques :
« Je viens de rencontrer Monsieur le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker pendant plus de deux heures. Je ne vous cache pas combien nous avons apprécié avec Jean-Claude Gayssot la qualité et le caractère chaleureux des échanges que nous avons eus.
J'ai dit au président de la Commission combien sa proposition de relance de l'activité - 315 milliards €, en faveur de l'emploi, du développement durable et de l'innovation - était pertinente. Elle correspond à une démarche que nous attendions, d'autant plus que notre région, le Languedoc-Roussillon, est confrontée chaque jour aux défis du travail, de la croissance et de l'emploi.
Le Président Juncker m’a confirmé que la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan s'inscrivait pleinement dans la philosophie de son plan d'investissement. Il appartient maintenant au gouvernement français - qui a déjà inscrit ce projet dans la liste d'infrastructures de transports prioritaires- de concrétiser cette démarche : c'est-à-dire le démarrage des travaux dès la fin des études en cours. J'ai proposé la nomination d'un « Monsieur financement » avec tous les partenaires potentiels du projet. Des milliers d'emplois, la réussite du corridor ferroviaire européen classé prioritaire et notre détermination à la réussite de la LGV sont en jeu.
Bien sûr, avec mon ami Jean-Claude Gayssot, nous avons également évoqué et insisté sur l'avenir de la construction européenne et l'absolue nécessité de rapprocher l'Europe des citoyens, l'Europe des territoires. C'est indispensable. Je ne veux pas que le rejet, la haine et finalement la violence l'emportent. Le Président Jean-Claude Juncker en est convaincu, comme il est convaincu que notre région, classée « région en transition » - ce qui nous permet d'obtenir une aide européenne bien supérieure aux régions d'Europe les plus riches - en bénéficiera, sur son territoire, pour la programmation 2014-2020, au-delà du regroupement des régions françaises.
Là encore je suis assuré que notre Gouvernement statuera positivement et rapidement sur ce dispositif. Henri Grethen, membre de la Cour des Comptes Européenne, et Mady Delvaux, Députée Européenne, tous deux anciens ministres des transports du Luxembourg, ont participé à cet échange fructueux. Le Sud et la Méditerranée étaient au cœur de l'Europe.
Enfin, je suis heureux des échanges très riches que Jean-Claude Gayssot et moi-même avons eus sur notre région, avec M. l'Ambassadeur Pierre Sellal, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, où j'ai fait valoir les intérêts de notre région Languedoc-Roussillon: agriculture, viticulture, infrastructures de transports, fonds européens...
Oui, l'Europe du progrès économique et social, citoyenne, l'Europe de l'harmonisation et de la solidarité, plus que jamais j'y crois, nous y croyons. »