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Dubaï sous les bombes : les missiles iraniens frappent les Émirats

Ce samedi 28 février 2026, Dubaï et Abou Dhabi ont été secouées par des explosions alors que l'Iran ripostait aux frappes américano-israéliennes sur son territoire. Les Émirats arabes unis, longtemps considérés comme un havre de stabilité au Moyen-Orient, se retrouvent au cœur d'une escalade régionale sans précédent.

Dans la matinée, les habitants de Dubaï ont été réveillés par le bruit sourd des détonations. « C'était une grosse explosion et elle a fait trembler les fenêtres », a témoigné un résident auprès de l'AFP. Une autre habitante a décrit avoir aperçu « trois missiles traverser le ciel comme des boules de feu » avant de disparaître au loin, laissant derrière eux une traînée de fumée.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué ces tirs, confirmant avoir visé les bases américaines présentes dans le Golfe, notamment au Bahreïn, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Cette attaque fait suite à l'opération « Fureur épique » lancée quelques heures plus tôt par les États-Unis et Israël contre des sites militaires iraniens.

Palm Jumeirah touchée, quatre blessés à Dubaï

L'île artificielle emblématique de Palm Jumeirah n'a pas été épargnée. Le bureau des médias de Dubaï a confirmé qu'un « incident » a provoqué un incendie dans un bâtiment de ce quartier luxueux. Quatre personnes ont été blessées et évacuées vers des établissements médicaux. Les témoins ont rapporté avoir vu une épaisse fumée noire s'élever d'un hôtel situé sur la Palm. Les pompiers de la défense civile ont rapidement maîtrisé le sinistre.

À Abou Dhabi, la capitale émiratie, le bilan est plus lourd. Un civil de nationalité asiatique a perdu la vie suite à la chute de débris de missiles interceptés dans un quartier résidentiel. Les autorités ont précisé que des fragments sont tombés dans plusieurs zones, notamment l'île de Saadiyat, Khalifa City, Bani Yas et Mohamed bin Zayed City, sans faire d'autres victimes.

Face à cette situation exceptionnelle, l'Iran a également imposé un blocus du détroit d'Ormuz, aggravant encore les tensions dans la région. Les EAU ont fermé temporairement leur espace aérien en tant que « mesure de précaution exceptionnelle ». Emirates a annoncé des perturbations sur plusieurs de ses vols, tandis que l'aéroport international de Dubaï a suspendu toutes ses opérations jusqu'à nouvel ordre.

Les EAU condamnent et menacent de répliquer

Le gouvernement émirien a fermement condamné ces attaques, affirmant se réserver le droit de répondre à cette escalade. Les défenses anti-missiles des EAU ont intercepté au moins deux vagues de projectiles iraniens, démontrant l'efficacité de leurs systèmes de protection. Néanmoins, cette journée marque une rupture historique pour Dubaï, métropole qui avait bâti sa réputation sur sa sécurité et sa neutralité relative dans les conflits régionaux.

La compagnie hongroise Wizz Air a suspendu tous ses vols vers Israël, Dubaï, Abou Dhabi et Amman jusqu'au 7 mars. D'autres compagnies, dont Air France qui avait déjà suspendu ses liaisons vers Dubaï, pourraient prolonger leurs mesures de précaution. Les marchés financiers de la région ont également été ébranlés par ces événements, les bourses du Golfe affichant des baisses significatives.

Cette attaque iranienne s'inscrit dans un contexte d'escalade militaire majeure au Moyen-Orient. Les capitales du Golfe, de Riyad à Doha en passant par Koweït et Manama, ont toutes été touchées ou menacées par les missiles des Gardiens de la Révolution. Pour les Émirats, longtemps perçus comme un îlot de stabilité économique, ce samedi noir pourrait redéfinir leur positionnement stratégique dans une région en ébullition.

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