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Frappe iranienne meurtrière sur Beit Shemesh : neuf morts et des dizaines de blessés

Une frappe de missile balistique iranien a causé la mort de neuf personnes à Beit Shemesh, ville située à l'ouest de Jérusalem, dimanche 1er mars 2026. L'attaque, la plus meurtrière sur le sol israélien dans le cadre du conflit actuel avec Téhéran, a également fait plus de 40 blessés et détruit une synagogue.

Le projectile, transportant une charge explosive estimée à 500 kilogrammes, a touché directement une zone résidentielle en début d'après-midi. L'impact a non seulement rasé un lieu de culte, mais a également gravement endommagé l'abri anti-bombes public situé en sous-sol, où s'étaient réfugiés de nombreux habitants.

« La majorité des victimes se trouvaient à l'intérieur de l'abri public. Il s'agissait probablement d'un impact direct sur la structure », a déclaré le chef de la police du district de Jérusalem. Parmi les victimes identifiées figurent Sarah et Ronit Elimelech, une mère et sa fille, ainsi qu'Oren Katz, tous résidents de la ville.

Des secours mobilisés en masse

Le Magen David Adom a immédiatement dépêché une trentaine d'ambulances sur les lieux de la catastrophe. Huit décès ont été constatés sur place, avant qu'un neuvième ne soit confirmé peu après. Les équipes de secours poursuivaient leurs recherches dans les décombres, alors que onze personnes étaient encore portées disparues en fin de journée.

Malgré cette tragédie, le commandant du Commandement du front intérieur de Tsahal a exhorté la population à continuer de se rendre dans les abris en cas d'alerte. « Les abris offrent une protection vitale, sauf dans le cas exceptionnel d'un impact direct », a-t-il précisé, rappelant que ces infrastructures avaient sauvé d'innombrables vies depuis le début des hostilités.

L'armée de l'air israélienne a ouvert une enquête pour comprendre pourquoi ce missile n'a pas été intercepté par les systèmes de défense aérienne, qui avaient pourtant été activés. Selon les estimations militaires, l'Iran disposerait actuellement d'environ 2 500 missiles balistiques dans son arsenal.

Une riposte à l'élimination du Guide suprême

Cette attaque s'inscrit dans le cadre des représailles iraniennes, un jour après l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei lors de frappes conjointes américano-israéliennes sur Téhéran. Les Gardiens de la révolution islamique ont revendiqué des attaques sur 27 bases militaires au Moyen-Orient où sont déployées des troupes américaines, ainsi que sur des installations militaires israéliennes.

Le président Isaac Herzog a réagi en citant le Talmud : « Si quelqu'un se lève pour te tuer, lève-toi et tue-le en premier », soulignant l'unité nationale face à cette menace existentielle. Le même jour, l'Iran a également frappé plusieurs États du Golfe, faisant trois morts et 58 blessés aux Émirats arabes unis après le tir de 165 missiles balistiques et 541 drones.

La veille, une femme avait déjà trouvé la mort dans la région de Tel-Aviv, touchée par des éclats de projectiles. Au moins 121 autres personnes avaient été blessées et une quarantaine d'immeubles endommagés dans la métropole israélienne. L'escalade régionale ne semble pas près de s'apaiser, alors que Téhéran a décrété 40 jours de deuil national.

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