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L'Iran cible le bureau de Netanyahu avec des missiles Kheibar

Les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont annoncé ce lundi 2 mars 2026 avoir ciblé le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que le quartier général du commandant de l'armée de l'air israélienne. Cette attaque, menée avec des missiles Kheibar, s'inscrit dans la dixième salve de tirs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes qui ont coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei.

Selon un communiqué relayé par l'agence de presse iranienne Fars, les Gardiens de la révolution ont déclaré avoir visé « le bureau du Premier ministre criminel du régime sioniste et le quartier général du commandant de l'armée de l'air ». Le sort de Benjamin Netanyahu reste incertain selon certaines sources iraniennes, bien que des médias israéliens rapportent que le chef du gouvernement aurait été en contact avec plusieurs dirigeants mondiaux, dont le Premier ministre indien Narendra Modi, suggérant que l'exécutif israélien demeure opérationnel.

Plusieurs explosions ont été signalées à Jérusalem à la suite des tirs de missiles. Les systèmes de défense aérienne israéliens ont été activés pour intercepter les projectiles, mais l'étendue des dégâts sur les sites ciblés n'a pas encore été confirmée officiellement. Cette frappe survient dans un contexte d'escalade majeure au Moyen-Orient, après l'opération conjointe israélo-américaine baptisée « Roaring Lion » par Israël et « Epic Fury » par le Pentagone.

Une riposte iranienne tous azimuts

Depuis le 28 février, date des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, Téhéran a lancé des centaines de drones et de missiles en direction d'Israël et des bases américaines dans le Golfe. La Croix-Rouge iranienne a rapporté plus de 555 morts sur le territoire iranien depuis le début des bombardements visant les infrastructures nucléaires, les quartiers généraux du CGRI et les centres de commandement.

En Israël, le bilan humain s'alourdit également. Une frappe sur Beit Shemesh a fait au moins neuf morts et des dizaines de blessés le 1er mars. Un autre missile a touché un immeuble résidentiel près de Jérusalem, tuant cinq personnes et en blessant une vingtaine, dont deux grièvement.

La communauté internationale appelle à la désescalade

Face à cette spirale de violence, les réactions internationales se multiplient. Le Département d'État américain, aux côtés de ses alliés arabes, a qualifié les attaques iraniennes d'« irresponsables et imprudentes ». Le Premier ministre indien Narendra Modi a appelé à une « cessation rapide des hostilités » et exprimé ses préoccupations pour la sécurité des civils.

L'armée israélienne a annoncé mener « des frappes à grande échelle » sur Téhéran en représailles, tout en frappant simultanément des cibles du Hezbollah à travers le Liban. L'annonce par Tsahal de la mort de 40 hauts gradés iraniens, dont le guide suprême Ali Khamenei, lors de la frappe initiale du 28 février, a provoqué cette escalade sans précédent qui menace désormais d'embraser l'ensemble de la région.

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