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Thomas Massie à Trump : « La guerre ne fera pas disparaître les dossiers Epstein »

Le représentant républicain du Kentucky Thomas Massie a lancé une mise en garde cinglante à Donald Trump ce dimanche 1er mars 2026, l'accusant d'utiliser les frappes militaires contre l'Iran pour détourner l'attention du scandale Epstein. Une sortie qui illustre la fracture grandissante au sein du Parti républicain.

« Bombarder un pays à l'autre bout du monde ne fera pas disparaître les dossiers Epstein, pas plus que le Dow dépassant les 50 000 points », a écrit Thomas Massie sur le réseau social X. Le parlementaire libertarien, élu du 4e district du Kentucky, poursuit son bras de fer avec la Maison-Blanche depuis plusieurs mois.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque majeure contre l'Iran, ciblant notamment le programme nucléaire iranien. Massie s'est immédiatement positionné contre cette escalade militaire, dénonçant des « actes de guerre non autorisés par le Congrès ».

Un artisan de la transparence sur les dossiers Epstein

Thomas Massie n'est pas un critique ordinaire de Donald Trump. Avec son homologue démocrate Ro Khanna, il a mené la bataille pour la déclassification des documents liés à Jeffrey Epstein. Leur « Epstein Files Transparency Act », signé à contrecœur par le président en novembre 2025, a contraint le ministère de la Justice à publier plus de 3,5 millions de pages de documents.

Le 9 février dernier, les deux parlementaires ont consulté les versions non expurgées des dossiers au ministère de la Justice. « Ce qui m'a troublé, ce sont les noms d'au moins six hommes qui ont été caviardés alors qu'ils sont probablement incriminés par leur inclusion dans ces documents », a révélé Massie.

Parmi ces noms figure celui d'un haut responsable gouvernemental étranger, selon les deux élus. Le nom de Donald Trump apparaît quant à lui plus de 1 500 fois dans l'ensemble des documents publiés.

Trump contre-attaque avec virulence

Le président américain n'a pas mâché ses mots contre son contradicteur. Lors du National Prayer Breakfast, Trump a qualifié Massie de « moron » (crétin) devant l'assistance. Sur Truth Social, il a redoublé d'attaques : « Contrairement au poids léger Massie, un PERDANT totalement inefficace qui nous a tellement déçus, le CAPITAINE ED GALLREIN EST UN GAGNANT. »

Ed Gallrein, soutenu officiellement par Trump, affrontera Massie lors de la primaire républicaine du 19 mai prochain. Un test électoral qui mesurera l'influence réelle du président sur sa base électorale du Kentucky.

« Je suis opposé à cette guerre. Ce n'est pas l'America First », a martelé Massie, promettant de forcer un vote du Congrès sur l'engagement militaire en Iran. Une position qui le place en porte-à-faux avec la quasi-totalité de son parti, mais qui trouve un écho auprès d'une frange libertarienne de l'électorat républicain.

Cette confrontation entre un président au sommet de son pouvoir et l'un de ses rares critiques républicains illustre les tensions souterraines qui traversent le mouvement conservateur américain, entre fidélité absolue à Trump et attachement aux principes constitutionnels.

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