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Algérie : la Bourse supprime les frais d'introduction pour les start-up jusqu'en 2028

Depuis le 1er février 2026, les start-up algériennes peuvent accéder à la Bourse d'Alger sans débourser les frais d'inscription habituels. Cette mesure exceptionnelle, valable jusqu'en 2028, vise à encourager le recours au financement par le marché financier et à soutenir l'écosystème entrepreneurial national.

La Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV) et Algérie Clearing ont annoncé conjointement cette décision inédite. « Cette initiative s'inscrit dans une démarche visant à faciliter l'accès des start-up au marché financier et à en renforcer l'attractivité », précise le communiqué officiel.

Pour bénéficier de cette exonération, les entreprises doivent remplir plusieurs conditions strictes. Elles doivent d'abord disposer du label officiel « start-up » délivré par les autorités compétentes. Ensuite, la levée de fonds doit s'effectuer via le compartiment « Croissance » de la Bourse d'Alger, un segment spécifiquement conçu pour cette catégorie d'entreprises innovantes. Enfin, le montant de la levée ne peut excéder 500 millions de dinars algériens.

Une exonération totale des frais d'accès au marché

Le dispositif couvre l'intégralité des frais liés à l'introduction en bourse. Cela inclut les frais de visa sur le document d'information prélevés par la COSOB, les frais d'admission à la cote officielle perçus par la SGBV, ainsi que les frais de conservation, de gestion et d'administration des titres facturés par Algérie Clearing. Une dispense totale qui représente une économie substantielle pour les jeunes pousses souhaitant lever des capitaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de dynamisme retrouvé pour la place boursière algérienne. La capitalisation de la Bourse d'Alger a atteint 745,4 milliards de dinars à fin juin 2025, soit une progression de 43 % sur le premier semestre. Cette hausse s'explique notamment par l'arrivée de deux nouvelles entreprises sur la cote : la Banque de développement local (BDL) et Moustachir, première start-up à intégrer le marché boursier algérien.

Vers de nouvelles introductions en 2026

Selon Youcef Bouzenada, président de la COSOB, « la Bourse d'Alger devrait enregistrer deux ou trois introductions en 2026, dont celle d'Ayrade, une société de services informatiques qui cherche à financer la construction de centres de données ». D'autres candidats potentiels sont évoqués, notamment INSAG Education Group et un laboratoire pharmaceutique.

Par cette mesure, les autorités financières algériennes entendent diversifier les sources de financement des start-up, au-delà des fonds publics et du capital-risque. « C'est une première dans le paysage financier algérien », soulignent les observateurs du secteur. L'accélération de la transformation numérique en Algérie pourrait favoriser l'émergence de nouveaux acteurs technologiques désireux de lever des capitaux sur les marchés.

Les trois organismes cosignataires « réaffirment leur engagement à soutenir la croissance des start-up algériennes et à encourager leur recours au financement par le marché financier ». Un signal fort adressé à l'écosystème entrepreneurial, alors que le pays cherche à réduire sa dépendance aux hydrocarbures et à développer une économie de la connaissance.

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