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Impôts 2026 : Vinted, BlaBlaCar... ces revenus à déclarer sous peine de signalement

La campagne déclarative des impôts 2026 débute le 10 avril prochain. Pour les utilisateurs de Vinted, BlaBlaCar, Leboncoin ou Airbnb, la vigilance est de mise : les plateformes collaboratives transmettent désormais automatiquement vos données au fisc. Voici ce que vous devez impérativement savoir pour éviter les mauvaises surprises.

Depuis 2023, une directive européenne (DAC7) impose aux plateformes numériques de communiquer à l'administration fiscale les informations concernant leurs utilisateurs actifs. Si vous avez réalisé au moins 30 transactions ou encaissé plus de 2 000 euros sur l'année, ces données apparaîtront directement dans votre déclaration de revenus pré-remplie. Vinted, comme les autres plateformes, est tenue d'envoyer avant le 31 janvier un récapitulatif détaillant le montant brut des sommes perçues l'année précédente.

Ventes occasionnelles : quand faut-il vraiment payer ?

Bonne nouvelle pour les adeptes du vide-dressing : la vente de vos effets personnels n'est généralement pas imposable. « Si le montant des gains que tu génères est inférieur au prix auquel tu as acheté les objets, tu n'auras aucun impôt à payer », rappelle Vinted sur son site. Les vêtements, meubles, appareils ménagers ou véhicules vendus dans le cadre de la gestion de votre patrimoine privé échappent ainsi à l'imposition.

En revanche, la situation change radicalement si vous achetez des articles dans le but de les revendre avec bénéfice. Cette activité régulière et lucrative entre alors dans le collimateur du fisc. Les revenus doivent être déclarés sur le formulaire 2042-C-PRO, réservé aux professions non salariées. Pour les locations de biens (voiture, outils, vêtements), les cotisations sociales ne s'appliquent qu'au-delà de 9 420 euros de recettes annuelles.

BlaBlaCar et covoiturage : une exonération sous conditions

Les utilisateurs de BlaBlaCar peuvent souffler, mais pas totalement. Le covoiturage reste fiscalement neutre s'il répond à trois critères stricts : vous devez effectuer le trajet également pour votre propre compte, une partie des frais (carburant et péage) doit rester à votre charge, et le prix total ne doit pas excéder le barème kilométrique officiel. En d'autres termes, vous ne faites que partager les frais.

Dès lors que vous dégagez le moindre bénéfice, même un euro, l'exonération tombe et l'imposition s'applique. Pour Airbnb et les locations saisonnières, le seuil d'exonération est fixé à 760 euros par an, mais la déclaration reste obligatoire quel que soit le montant perçu. Des règles similaires concernent les revenus exonérés pour alléger votre déclaration.

Les sanctions en cas de dissimulation sont sévères. Une majoration de 40 % pour « manquement délibéré » s'applique aux fraudeurs, et cette pénalité peut grimper jusqu'à 80 % en cas de manœuvre frauduleuse avérée. L'administration dispose de moyens de contrôle renforcés grâce aux transmissions automatiques des plateformes, comme le confirme un ex-inspecteur des impôts dans nos colonnes.

Pour éviter tout problème, consultez votre déclaration pré-remplie dès son ouverture le 10 avril. Vérifiez que les montants correspondent bien à vos relevés annuels fournis par les plateformes. En cas de doute sur le caractère imposable de vos revenus, le site Service-public.fr propose un guide détaillé pour chaque situation. La prudence reste le meilleur allié face à un fisc de plus en plus connecté.

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