Des frappes iraniennes près de Tel-Aviv font des dégâts conséquents
Deux personnes ont été tuées mercredi 18 mars 2026 près de Tel-Aviv lors de frappes de missiles iraniens, selon les autorités israéliennes. La police a répondu à plusieurs sites d'impact autour de la ville et de ses environs, dans un contexte de tensions régionales exacerbées depuis l'offensive américano-israélienne lancée fin février contre l'Iran.
Les victimes ont été touchées par des projectiles provenant de frappes iraniennes dans la région de Tel-Aviv, portant le bilan total des victimes israéliennes à au moins 15 morts et plus de 3 369 blessés depuis le début de l'escalade militaire. Les services de secours israéliens ont confirmé l'incident, survenu tôt mercredi matin, heure locale.
Cette nouvelle attaque s'inscrit dans une série de frappes croisées entre Israël, les États-Unis et l'Iran qui ont fait basculer le Moyen-Orient dans une crise militaire majeure. Le 1er mars, une frappe de missile balistique iranien sur Beit Shemesh, dans le centre d'Israël, avait déjà causé la mort de neuf personnes et blessé plus de vingt autres dans un quartier résidentiel.
Une escalade meurtrière depuis fin février
Le conflit a débuté le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes surprises sur plusieurs sites et villes à travers l'Iran. Téhéran a immédiatement répliqué par des tirs de missiles et de drones contre Israël, des bases américaines et des pays alliés des États-Unis dans la région.
Parmi les incidents les plus meurtriers figurent l'attaque du 28 février à Tel-Aviv, qui avait tué une civile et blessé 22 personnes, dont une gravement. Le 9 mars, deux ouvriers avaient également été tués à Yehud, à l'extérieur de Tel-Aviv, frappés par des sous-munitions d'un missile iranien équipé d'une ogive à fragmentation alors qu'ils travaillaient sur un chantier de construction.
Israël a riposté en intensifiant ses opérations militaires, notamment avec l'élimination de hauts responsables iraniens lors de frappes ciblées. Le 17 mars, l'État hébreu a annoncé avoir tué deux hauts responsables iraniens, dont Ali Larijani, chef de la sécurité nationale, portant un coup sévère au commandement de Téhéran.
Des répercussions régionales et économiques
L'escalade militaire a dépassé les frontières israélo-iraniennes, avec des attaques iraniennes visant des installations des Émirats arabes unis, de l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe. Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial, a été fermé, provoquant une flambée des prix du pétrole et une «crise énergétique sans précédent», selon les analystes.
Les autorités israéliennes ont renforcé les mesures de sécurité dans tout le pays, interdisant notamment la diffusion de toute vidéo ou image de Tel-Aviv pendant les frappes, sous peine de cinq ans de prison. Les résidents ont été appelés à rejoindre rapidement les abris anti-missiles dès le déclenchement des sirènes d'alerte.
La communauté internationale appelle à une désescalade immédiate, mais les tensions restent à leur paroxysme. Les États-Unis, principal allié d'Israël, ont maintenu leur soutien militaire tout en cherchant des voies de négociation avec Téhéran, dans un contexte où l'ensemble du Moyen-Orient vacille au bord d'un conflit régional généralisé.