Trump ordonne la déclassification des dossiers sur les OVNI et les extraterrestres
Donald Trump a annoncé, jeudi 19 février, sa décision de faire déclassifier l'ensemble des dossiers gouvernementaux américains relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAN) et aux OVNI. Une directive spectaculaire, publiée sur Truth Social, qui intervient après les déclarations fracassantes de Barack Obama sur l'existence supposée des extraterrestres.
Dans un message publié en fin de journée sur son réseau social, le président américain a déclaré : « Compte tenu de l'intérêt considérable manifesté, je vais demander au secrétaire à la Guerre, ainsi qu'aux autres ministères et agences concernés, d'entamer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAN), aux objets volants non identifiés (OVNI) et à toute autre information liée à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes. »
La portée de cette directive est potentiellement immense. Elle ne se limite ni à une période précise ni à des programmes spécifiques, et pourrait contraindre le département de la Défense, les agences de renseignement, la NASA et même des sous-traitants opérant dans le cadre d'accords classifiés à rendre des comptes. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié l'annonce de « nouvelle venue d'un autre monde » sur le réseau X.
Obama, le déclencheur inattendu
Cette annonce fait suite à une séquence médiatique peu banale. Le 14 février, lors d'un entretien avec le podcasteur Brian Tyler Cohen, Barack Obama a répondu à une question rapide sur les extraterrestres en affirmant : « Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus, et ils ne sont pas gardés dans la Zone 51. Il n'y a pas d'installation souterraine, sauf s'il existe une immense conspiration et qu'on m'a caché ça, à moi, le président des États-Unis. » L'ancien président a ensuite nuancé ses propos, précisant que sa conviction repose sur des probabilités statistiques liées à l'immensité de l'univers.
La réaction de Donald Trump ne s'est pas fait attendre. À bord d'Air Force One, il a accusé son prédécesseur d'avoir « divulgué des informations classifiées » et d'avoir « commis une grave erreur ». Avant d'ajouter, avec son sens de la formule : « Je pourrais le tirer d'affaire en déclassifiant » les documents en question.
Plus de 1 600 signalements et aucune preuve formelle
Le sujet des OVNI et des PAN passionne le Congrès et l'opinion publique américaine depuis des années. En 2023, le lanceur d'alerte David Grusch, ancien officier du renseignement militaire, avait affirmé devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants que le Pentagone et d'autres agences menaient depuis des décennies un programme secret de rétro-ingénierie de technologies non humaines récupérées sur des sites de crash. Des allégations que le Pentagone a fermement démenties.
Selon un rapport publié en 2024, le Bureau de résolution des anomalies multi-domaines (AARO) du Pentagone a reçu un total de 1 652 signalements de phénomènes aériens non identifiés. L'agence a cependant précisé n'avoir « découvert aucune preuve d'êtres, d'activité ou de technologie extraterrestres » à ce jour. En janvier 2026, le républicain Eric Burlison a néanmoins appelé à davantage de transparence et à un renforcement de la protection des lanceurs d'alerte sur ces questions.
Si la directive de Trump marque une étape symbolique majeure, de nombreuses questions demeurent. Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour la publication des documents, et le contenu réel de ces dossiers reste inconnu. Certains observateurs, comme le républicain Thomas Massie, y voient surtout une manœuvre de diversion, notamment au regard de la controverse persistante autour des dossiers Epstein. D'autres y perçoivent le début d'un processus de divulgation sans précédent dans l'histoire des États-Unis.
Quoi qu'il en soit, cette annonce relance un débat qui dépasse le cadre de la politique intérieure américaine. La question de la transparence sur les phénomènes aériens non identifiés concerne désormais l'ensemble de la communauté internationale, alors que plusieurs pays, dont la politique étrangère de l'administration Trump continue de faire l'objet de toutes les attentions.