sfy39587stp17
Aller au contenu principal

Missile iranien sur Dimona : Téhéran revendique sa supériorité balistique

Un missile balistique iranien a frappé samedi 21 mars la ville de Dimona, dans le sud d'Israël, faisant 47 blessés dont un enfant de 12 ans dans un état grave. Cette attaque, qui a touché une ville abritant le Centre de recherche nucléaire du Néguev, marque une escalade significative dans le conflit opposant l'Iran à la coalition israélo-américaine.

Les sirènes d'alerte ont retenti dans le désert du Néguev aux premières heures de la matinée. Le missile iranien, qui n'a pas été intercepté par le système de défense israélien malgré plusieurs tentatives, a directement touché un bâtiment résidentiel, provoquant un incendie et l'effondrement partiel de la structure. Les équipes du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, ont été mobilisées sur douze sites d'impact différents.

Selon les services de secours israéliens, une trentaine de personnes ont été blessées par des éclats d'obus ou des débris de verre, tandis que quatorze autres ont été prises en charge pour des crises d'anxiété aiguë. Un garçon de 12 ans, touché par des éclats, a été transporté dans un état grave à l'hôpital Soroka de Beer-Sheva.

Téhéran revendique une frappe de représailles

Cette attaque sur Dimona constitue la cinquième salve iranienne depuis minuit dans le cadre de l'opération "Promesse sincère". Selon la télévision d'État iranienne, ces frappes constituent une "réponse directe" aux bombardements américano-israéliens sur le site nucléaire de Natanz, survenues quelques heures plus tôt.

Les Gardiens de la révolution ont multiplié les déclarations martiales ces dernières heures. "Notre industrie balistique mérite une note parfaite. Même en temps de guerre, nous continuons à fabriquer des missiles", a affirmé le porte-parole Ali-Mohammad Naïni, cité par l'agence Fars, avant d'être lui-même tué dans une frappe israélienne à l'aube.

La déclaration proclamant "la supériorité balistique de l'Iran dans le ciel des territoires occupés" intervient alors que Téhéran cherche à démontrer sa capacité de nuisance malgré les pertes considérables subies par son arsenal. L'Iran a d'ailleurs tenté de frapper la base américano-britannique de Diego Garcia, située à 4 000 km de son territoire, dépassant ainsi les limites qu'il s'était publiquement fixées pour son programme balistique.

Une guerre de chiffres et de propagande

Les affirmations iraniennes contrastent avec le bilan dressé par l'État hébreu. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a assuré le 19 mars que l'Iran n'avait "plus la capacité de produire des missiles balistiques" ni "d'enrichir de l'uranium". Le chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a quant à lui affirmé que 60 % des lanceurs de missiles iraniens avaient été neutralisés.

L'armée israélienne a confirmé enquêter sur l'échec de l'interception du missile ayant frappé Dimona. Israël fait face à une pénurie croissante de missiles de défense après des mois d'attaques intensives menées par l'Iran et ses alliés.

Sur le terrain, la réalité de cette "supériorité balistique" revendiquée par Téhéran reste difficile à établir. Si l'Iran a démontré sa capacité à toucher des cibles stratégiques israéliennes, le bilan humain demeure asymétrique : plus de 1 300 morts côté iranien contre 14 en Israël depuis le début des hostilités fin février. Une guerre des chiffres qui ne fait que commencer.

sfy39587stp16