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Davos 2026 : Elon Musk prédit des milliards de robots et raille Trump

Lors de sa première apparition au Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026, Elon Musk a livré une vision saisissante de l'avenir : un monde où les robots humanoïdes dépasseront le nombre d'êtres humains. Mais le milliardaire a aussi profité de la tribune pour railler ouvertement Donald Trump, confirmant les tensions persistantes entre les deux hommes.

C'est un retournement spectaculaire pour celui qui qualifiait Davos de « mortellement ennuyeux » en 2022 et dénonçait un « gouvernement mondial non élu » en 2023. Face à Larry Fink, PDG de BlackRock, Elon Musk a exposé pendant trente minutes sa vision d'un futur dominé par l'intelligence artificielle et la robotique. « Il y aura plus de robots que de personnes », a-t-il affirmé devant une audience médusée.

Dix milliards de robots d'ici 2040

Le patron de Tesla et SpaceX n'a pas fait dans la demi-mesure. Selon lui, l'intelligence artificielle dépassera les capacités de n'importe quel humain d'ici fin 2026, voire début 2027. Plus vertigineux encore : d'ici 2030 ou 2031, elle surpasserait l'intelligence collective de toute l'humanité réunie.

Concernant les robots humanoïdes, Musk prédit 10 milliards d'unités d'ici 2040, dépassant ainsi la population mondiale. Les robots Optimus de Tesla effectueraient des tâches simples en usine dès fin 2026, avec une commercialisation au grand public envisagée pour fin 2027. « Avec la robotique et l'IA, c'est vraiment la voie de l'abondance pour tous », a-t-il martelé.

Cette promesse d'abondance masque cependant des inquiétudes légitimes. Si les robots remplacent massivement la main-d'œuvre humaine, les jeunes diplômés pourraient être les premiers touchés. Le marché de la robotique humanoïde, actuellement évalué entre 2 et 3 milliards de dollars, pourrait atteindre 200 milliards de dollars d'ici 2035 selon Barclays.

La pique assassine contre Trump

Mais Davos fut aussi l'occasion pour Musk de torpiller publiquement Donald Trump. Évoquant le nouveau « Board of Peace » (Conseil de la Paix) du président américain, le milliardaire a ironisé : « J'ai entendu parler de la formation du sommet de la paix, et je me suis demandé : est-ce p-i-e-c-e ? Vous savez, un petit morceau du Groenland, un petit morceau du Venezuela. »

Cette moquerie fait référence aux ambitions territoriales affichées par Trump, qui a publiquement évoqué l'acquisition du Groenland. La salle a répondu par des rires discrets, consciente du caractère explosif de la remarque.

La relation entre les deux hommes s'est considérablement dégradée. Après avoir soutenu Trump avec plus de 230 millions de dollars lors de la campagne présidentielle et dirigé le DOGE (Department of Government Efficiency) jusqu'en mai 2025, Musk a rompu publiquement avec l'administration. Des frictions avaient émergé au printemps 2025 lorsque Musk a insulté le conseiller commercial Peter Navarro, avant une rupture majeure sur la politique fiscale de Trump.

Le lendemain du discours de Trump vantant les énergies fossiles et qualifiant l'éolien de « pour les perdants », Musk a utilisé la même tribune pour célébrer un avenir radieux pour les renouvelables, notamment le solaire. Il a même critiqué les tarifs douaniers sur les panneaux solaires chinois. Observateurs et analystes décrivent désormais leur relation comme une « trêve fragile », où chacun mesure combien il peut nuire à l'autre.

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