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Sète, Bastia, Marseille : la Méditerranée, moteur des nouveaux métiers de la mer

En 2026, le littoral méditerranéen français s'affirme comme le nouvel eldorado de l'emploi maritime. De Sète à Marseille, en passant par la Corse, les ports et centres de formation affichent complet, portés par la transition énergétique et le renouveau des filières traditionnelles. Plus de 40 000 emplois directs à Marseille-Fos, 930 salariés dans le secteur en Corse, des dizaines de formations nouvelles : la mer Méditerranée recrute.

Le lycée de la mer Paul Bousquet de Sète incarne cette dynamique. Seul établissement public maritime de la Méditerranée continentale, il accueille désormais 276 élèves du CAP au BTS. À la rentrée 2026, une licence professionnelle QHSSE en alternance ouvrira ses portes en partenariat avec l'université de Montpellier. « Nous formons les marins de demain, mais aussi les techniciens des énergies marines », résume la direction. Le 14 février prochain, les portes ouvertes permettront de découvrir ces filières d'avenir, du bac pro électromécanicien marine aux cultures conchylicoles de l'étang de Thau.

Marseille-Fos, locomotive de la transition énergétique

Au Grand Port Maritime de Marseille, les chiffres donnent le vertige. Avec 105 millions d'euros investis en 2025 et 130 millions programmés pour 2026, dont un tiers consacré à la décarbonation, le premier port français de Méditerranée accélère sa mue. Dès avril 2026, il deviendra le premier port européen capable de brancher simultanément trois navires de croisière à l'électricité à quai.

Les projets structurants se multiplient. H2V Fos prévoit d'investir 750 millions d'euros dans une installation de production d'hydrogène vert de 600 MW, avec une première tranche opérationnelle dès 2026. Carbon, le fabricant français de panneaux photovoltaïques, s'installe également à Fos-sur-Mer, promettant plus de 3 000 emplois directs et durables. Le cluster industrialo-portuaire représente déjà 41 000 emplois directs et indirects, soit 7,5 % des salariés des Bouches-du-Rhône.

Bastia et la Corse : un potentiel à libérer

En Corse, le secteur maritime emploie 930 salariés répartis dans 573 établissements. Le port de Bastia, proche de la saturation, illustre à la fois les défis et les opportunités de l'île. Compagnies maritimes comme Corsica Linea et La Méridionale recrutent régulièrement des cadres pour la gestion portuaire et la logistique. Le lycée maritime de Sète a d'ailleurs signé un partenariat avec Corsica Linea pour faciliter l'insertion des jeunes diplômés.

L'éolien flottant représente l'autre grand espoir méditerranéen. Les fermes pilotes Eolmed et EFGL, dont la mise en service est prévue entre 2026 et 2027, équipées de turbines Vestas de 10 MW, préfigurent les parcs commerciaux à venir. Au large de la Narbonnaise et du golfe de Fos, deux projets de 250 MW chacun verront le jour à l'horizon 2031, avec une extension à 750 MW. L'objectif national : 18 GW d'éolien en mer d'ici 2035, dont près de 5 GW en Méditerranée.

Cette dynamique économique méditerranéenne irrigue désormais l'ensemble des filières. Du matelot au technicien de maintenance éolienne, de l'agent portuaire au spécialiste de l'hydrogène, les métiers de la mer se réinventent. Le prochain salon PRO & MER, le 11 mars 2026 à Lorient, confirmera cette tendance : la Méditerranée n'a jamais été aussi prometteuse pour ceux qui veulent faire carrière face au large.

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