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Municipales à Marseille : la liste Davoux–Preziosi, l’autre dynamique qui monte hors radars

 À Marseille, à l’approche des élections municipales du 15 mars, une liste s’impose peu à peu dans le paysage local. Menée par Erwan Davoux et Nora Preziosi, elle progresse à bas bruit mais avec constance, portée par une présence très active sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Une dynamique citoyenne qui intrigue, mobilise et pourrait, le jour du vote, créer la surprise.

À Marseille, les campagnes municipales se gagnent rarement uniquement sur les plateaux télé ou dans les colonnes des sondages. À quelques semaines du scrutin du 15 mars, le paysage semble pourtant figé : les listes conduites par l’ancien maire et par le Rassemblement National dominent les premières intentions de vote, suivies par celles de La France insoumise et par la droite menée par l’actuelle présidente du Département. Une photographie politique classique, presque attendue.

Mais dans les rues, sur les marchés, dans lles réseaux sociaux, une autre réalité s’installe progressivement. Une liste sans grandes étiquettes nationales, sans figures médiatiques, mais omniprésente sur le terrain : celle d’Erwan Davoux et Nora Preziosi.

Une campagne qui s’écrit d’abord sur le terrain… et en ligne

Sur les réseaux sociaux, la liste Davoux–Preziosi ne ressemble pas aux autres. Peu de visuels léchés, peu de slogans martelés. À la place, des vidéos courtes filmées lors de rencontres de quartier, des photos de discussions improvisées, des comptes rendus de porte-à-porte. Le ton est direct, parfois brut, souvent participatif.

Dans les commentaires, les messages se ressemblent : « On les voit partout, ils viennent vraiment nous parler », « Enfin des candidats qui prennent le temps d’écouter ». Dans plusieurs groupes Facebook de quartiers du centre-ville comme des arrondissements nord, les publications sont partagées par des habitants eux-mêmes, sans relais officiel apparent.

Cette présence numérique est le prolongement naturel d’un investissement de terrain quotidien. « On ne fait pas une campagne pour les algorithmes, mais pour les gens », confie un membre de l’équipe lors d’une réunion publique. Une stratégie assumée, à rebours des logiques classiques de communication politique.

L’inauguration de la permanence, un signal politique

La séquence qui a véritablement attiré l’attention s’est jouée lors de l’inauguration de la permanence de campagne, en plein centre-ville de Marseille. Ce soir-là, la salle se remplit bien au-delà des prévisions. Des habitants restent dehors, discutent, attendent leur tour pour entrer. Les images circulent rapidement sur les réseaux.

« On ne s’attendait pas à voir autant de monde, surtout pour une liste encore peu connue », glisse un riverain venu « par curiosité » et reparti convaincu. L’événement marque un premier tournant : la liste existe, elle attire, elle mobilise.

Quelques jours plus tard, le scénario se répète dans les 13e et 14e arrondissements, au cœur des quartiers nord. Là aussi, affluence, échanges nourris, diversité des profils présents. Une surprise pour certains observateurs, habitués à voir ces territoires peu investis par les campagnes locales.

« D’habitude, on nous parle à la télé. Là, ils viennent nous voir », résume une habitante du 14e arrondissement rencontrée sur les lieux.

La citoyenneté comme méthode

Ce qui ressort des discussions en ligne comme sur le terrain, c’est la cohérence du discours. La liste Davoux–Preziosi met en avant la citoyenneté, non comme un slogan, mais comme une méthode. Porte-à-porte systématique, réunions à taille humaine, échanges directs sans filtre.

Les thèmes abordés sont ceux du quotidien : logement, propreté, transports, sécurité, accès aux services publics. Les candidats posent des questions, prennent des notes, promettent peu mais expliquent beaucoup. « On ne vient pas avec un programme clé en main, on le construit avec les habitants », répète souvent Nora Preziosi. La candidate prend le soin de mettre les jeunes en avant. Nombre d'entre eux rejoignent la liste avec enthousisame.

Reste une inconnue majeure : la traduction électorale de cette mobilisation. Les sondages disponibles, peu nombreux et très sélectifs, ne détectent pas encore cette progression. Mais à Marseille, ville de l’abstention et des surprises électorales, les dynamiques de terrain peuvent déjouer les pronostics.

« Les sondages ne mesurent pas tout, surtout quand des électeurs éloignés du vote se remobilisent », analyse un observateur de la vie politique locale. La liste Davoux–Preziosi fait le pari que cette présence constante et cette parole directe finiront par se traduire dans les urnes.

Ignorée des baromètres traditionnels, mais bien visible dans la rue et sur les réseaux, elle s’impose désormais comme l’une des inconnues majeures du scrutin marseillais.

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