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Pyrénées-Orientales : une collégienne de 12 ans met fin à ses jours, vive émotion à Ille-sur-Têt

Dans la nuit du 22 au 23 janvier 2026, une collégienne de 12 ans, scolarisée au collège Pierre Fouché d'Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales, a mis fin à ses jours. La jeune fille, domiciliée dans la commune voisine de Glorianes et élève de cinquième, laisse une communauté éducative sous le choc. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

La nouvelle a plongé l'établissement scolaire dans une profonde sidération. La directrice académique des services de l'Éducation Nationale, Anne-Laure Arino, s'est rendue sur place dès le lendemain pour apporter son soutien à la communauté éducative, "particulièrement éprouvée", selon ses propres termes. La rectrice Carole Drucker-Godard a également exprimé "toutes ses pensées et son soutien à la famille touchée par ce terrible drame".

Une cellule d'écoute psychologique a immédiatement été mise en place au sein du collège pour accompagner les élèves et le personnel, profondément marqués par cette tragédie. Selon le rectorat, ce dispositif restera activé "aussi longtemps que nécessaire". L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Prades, chargée d'éclaircir les circonstances de ce passage à l'acte.

Le collège labellisé PHARE depuis 2024

Le collège Pierre Fouché d'Ille-sur-Têt bénéficie depuis 2024 du label PHARE (Prévenir le Harcèlement et Agir pour le Respect à l'École), un dispositif national de prévention et de traitement des situations de harcèlement. Ce programme repose sur la mobilisation des équipes éducatives et la formation d'élèves ambassadeurs. À ce stade, les services de l'Éducation Nationale ont indiqué qu'aucun signalement de harcèlement scolaire n'avait été enregistré concernant cette élève, tout en précisant que le contexte scolaire entourant ce drame serait scrupuleusement examiné.

Ce nouveau drame s'inscrit dans un contexte national préoccupant. En janvier 2026, plusieurs suicides d'adolescents ont été rapportés en France. Le 3 janvier, une jeune fille de 14 ans, suivie pour harcèlement scolaire, s'est donné la mort à l'hôpital de Saint-Nazaire. Mi-janvier, Camélia, 17 ans, s'est suicidée en Seine-et-Marne après avoir été victime de cyberharcèlement depuis décembre 2025.

Un enjeu de santé publique majeur

Le suicide représente la deuxième cause de mortalité chez les 12-24 ans en France. Chaque année, environ 400 adolescents perdent la vie de cette manière. Si le nombre de décès tend à diminuer depuis une décennie, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide sont en forte augmentation, particulièrement chez les jeunes filles. Entre 2019 et 2021, les hospitalisations pour geste auto-infligé ont bondi de 30 % chez les 11-17 ans, selon l'Observatoire national du suicide.

L'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents est de plus en plus pointé du doigt par les experts. Le gouvernement français a d'ailleurs annoncé fin 2025 son intention d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de généraliser le dispositif "Portable en pause" dans les établissements scolaires dès la rentrée 2026, une mesure visant à limiter l'exposition des jeunes au cyberharcèlement.

Pour les familles confrontées à la détresse d'un enfant ou d'un adolescent, plusieurs ressources sont disponibles. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le 3020 est dédié aux situations de harcèlement scolaire, tandis que le 3018 traite spécifiquement du cyberharcèlement. Ces lignes d'écoute, gratuites et confidentielles, permettent d'obtenir un soutien immédiat et une orientation vers des professionnels de santé.

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