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Jean-Marc Morandini renonce à tout recours : fin d'un marathon judiciaire de dix ans

Ce vendredi 30 janvier 2026, Jean-Marc Morandini a annoncé mettre un terme définitif à sa bataille judiciaire. L'animateur de 60 ans, condamné pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, renonce à tout recours, y compris devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Une décision qui clôt dix années de procédures et rend ses condamnations totalement irrévocables.

Dans un message publié sur le réseau social X, l'animateur de CNews a déclaré : « Après 10 ans de procédure, j'ai fait le choix d'y mettre un terme en renonçant à tout recours. » Une annonce qui surprend, alors que la chaîne avait justifié son maintien à l'antenne par la possibilité d'un recours devant la juridiction européenne.

Jean-Marc Morandini a également exprimé des regrets pour la première fois depuis le début des affaires en 2016. « Je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m'ont été reprochés et qui ont pu blesser », a-t-il écrit, présentant ses « excuses les plus sincères et les plus humbles » aux victimes. L'animateur a conclu en demandant qu'on lui « accorde une seconde chance ».

Deux condamnations définitives en janvier 2026

Le 14 janvier dernier, la Cour de cassation avait confirmé sa condamnation pour corruption de mineurs. Les faits remontent à la période 2009-2016 : l'animateur avait demandé à un adolescent de 16 ans de se dénuder lors d'une audition fictive, et envoyé des messages à caractère sexuel à deux autres jeunes de 15 ans.

Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende. La justice a également prononcé une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs et son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

Le 22 janvier, son dossier s'est encore alourdi. L'animateur a renoncé à contester une seconde condamnation, cette fois pour harcèlement sexuel. En janvier 2025, la cour d'appel l'avait reconnu coupable d'avoir « usé de pressions pour obtenir un acte sexuel » de la part d'un jeune comédien, lui infligeant 18 mois de prison avec sursis.

CNews sous pression, l'audiovisuel divisé

Malgré ces condamnations, CNews avait annoncé maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne. Une décision qui a provoqué un tollé dans le paysage médiatique français. Plusieurs figures de la chaîne, dont Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont publiquement pris leurs distances avec ce maintien.

Sur le plan politique, le boycott s'est généralisé. Jordan Bardella a donné consigne aux élus et porte-parole du Rassemblement national de ne plus participer aux émissions de l'animateur. Une mesure suivie par l'ensemble des formations politiques représentées à l'Assemblée nationale.

Axel, l'une des victimes, s'est exprimé jeudi sur BFMTV : « Le voir à l'écran me fait mal. Aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes. » Un témoignage qui illustre le malaise persistant autour de cette affaire, alors que l'animateur tente désormais de sauver sa carrière en misant sur la contrition publique.

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