Impôts 2025 : la liste des revenus exonérés pour alléger votre déclaration
Alors que la période de déclaration des revenus 2025 approche, de nombreux Français ignorent encore que certains de leurs revenus échappent totalement ou partiellement à l'impôt. Heures supplémentaires, épargne réglementée, primes d'entreprise : identifier ces exonérations permet de réduire significativement sa facture fiscale sans contourner la loi.
Chaque année, des millions de contribuables déclarent par méconnaissance des sommes qui ne devraient pas figurer sur leur avis d'imposition. Pourtant, le Code général des impôts prévoit de nombreuses exemptions destinées à encourager l'épargne populaire, le travail ou encore l'insertion professionnelle des jeunes. Tour d'horizon des revenus à identifier pour optimiser légalement sa déclaration.
Heures supplémentaires et primes : jusqu'à 7 500 euros exonérés
La rémunération des heures supplémentaires et complémentaires bénéficie d'une exonération plafonnée à 7 500 euros par an. Ce dispositif, particulièrement avantageux pour les salariés qui travaillent au-delà de la durée légale, permet de percevoir un complément de revenu sans alourdir son impôt. « Cette mesure concerne aussi bien les salariés du secteur privé que les agents de la fonction publique », précisent les services fiscaux.
La prime de partage de la valeur, ancienne prime Macron, reste également exonérée sous conditions. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les salariés percevant moins de trois fois le SMIC bénéficient d'une exonération totale dans la limite de 3 000 euros par an, voire 6 000 euros si un accord d'intéressement est en vigueur. Cette disposition est prolongée jusqu'au 31 décembre 2026.
Les apprentis et stagiaires profitent d'un régime particulièrement favorable. Leurs rémunérations sont exonérées jusqu'au montant annuel du SMIC, soit 21 622 euros pour 2025. Les jeunes de moins de 26 ans qui travaillent pendant leurs études peuvent également demander l'exonération de leurs revenus salariaux jusqu'à 5 405 euros.
Épargne réglementée et placements : des intérêts totalement défiscalisés
Les produits d'épargne réglementée constituent un pilier de l'optimisation fiscale accessible à tous. Les intérêts du livret A, du livret de développement durable et solidaire, du livret d'épargne populaire et du livret jeune sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Une particularité unique dans le paysage de l'épargne française.
L'assurance-vie offre également des avantages fiscaux significatifs après huit ans de détention. Les gains réalisés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Au-delà, un taux réduit d'imposition s'applique.
Du côté des revenus immobiliers, la location meublée d'une partie de son habitation principale peut être exonérée sous conditions strictes. Le loyer annuel hors charges ne doit pas dépasser 213 euros par mètre carré en Île-de-France et 157 euros dans les autres régions. Pour les chambres d'hôtes, le seuil est fixé à 760 euros de recettes annuelles.
Les aides sociales complètent ce panorama des revenus non imposables. Le RSA, les allocations logement, l'allocation de solidarité aux personnes âgées et les pensions militaires ou d'invalidité échappent intégralement à l'impôt. Les indemnités de licenciement versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi sont également totalement exonérées, quel que soit leur montant.
En cette période de préparation de la déclaration, les contribuables ont tout intérêt à passer en revue l'ensemble de leurs stratégies d'épargne et revenus annexes. Une vérification minutieuse peut représenter plusieurs centaines d'euros d'économie sur l'impôt final.